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ARMOISE

Artemisia vulgaris.
F. botanique des Astéracées.


La plante des troubles féminins

Autre(s) nom(s) : Couronne de St Jean, Ceinture de St Jean, Herbe à cent goûts, Remise, Artémise, Herbe de St Jean, Herbe de feu, Tabac de St Pierre, Herbe royale

Habitat : Originaire d'Afrique et d'Amérique du Sud. L'Armoise se trouve abondamment à l'état sauvage, préférant malgré tout les terres légères et les expositions découvertes.

Partie(s) utilisée(s) : La feuille

Indications : Syndrome prémenstruel, Règles douloureuses, irrégulières ou peu abondantes.

Propriétés : Emménagogue, Antispasmodique, Vermifuge, Antiseptique.


C'est à Artémis, déesse lunaire des Grecs qui se confond avec la Diane des Romains, que l'armoise doit son nom savant et son nom courant qui n'est d'ailleurs qu'une déformation du précédent. Elle fut baptisée ainsi moins parce que la légende veut qu'elle ait été créée par cette divinité que parce qu'elle exerce une action identique à celle d'Artémis dont la mission principale, en dehors de la chasse, était de porter secours aux femmes dans leurs maladies, tant en régularisant leur cycle qu'en les assistant lors des accouchements. En somme, son nom - qui évoque la lune et la déesse protectrice du sexe dit faible - indique clairement ses utilisations essentielles et explique pourquoi, depuis Hippocrate, Pline et Dioscoride, elle est considérée comme la « plante féminine » par excellence. On lui attribua même longtemps des vertus magiques qui s'ajoutaient à ses indiscutables propriétés thérapeutiques. Par exemple, elle passait pour être un talisman contre la fatigue. Pline est le premier à le signaler dans son Histoire Naturelle en conseillant au voyageur d'en porter toujours un rameau sur lui et de nombreux siècles plus tard, on retrouve une suggestion parallèle dans un dicton français « Qui portera armoise par le chemin ne se sentira jamais las ». On croyait aussi qu'elle avait le pouvoir d'écarter la plupart des dangers qui menacent les pauvres humains. Celui qui a soin d'avoir toujours sur lui cette herbe, lit-on dans un des plus célèbres grimoires de sorcellerie "Les Secrets du Grand Albert", ne craint point le mauvais esprit, ni le poison, ni l'eau, ni le feu et rien ne peut lui nuire. De plus, si on en tient dans sa maison, le tonnerre ne tombera point dessus, ni aucun air venimeux ne l'infectera pourvu qu'on la mette à l'entrée. Au Moyen Age, elle entrait dans la composition des philtres propres à « dénouer l'aiguillette » et la tradition voulait qu'on en portât soit une couronne sur la tête, soit une guirlande autour de la taille pour danser devant le feu de la Saint-Jean, puis qu'on la jetât ensuite dans les flammes afin d'être immunisé contre la maladie pendant l'année à venir, d'où ses surnoms. Aujourd'hui encore, dans nos campagnes, court toujours ce vieux proverbe « Si tu connaissais les vertus de l'artémise, tu la porterais dedans ta chemise».

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  • CONTRE INDICATIONS
  • LES PRÉPARATIONS
L'Armoise est une plante vivace à racine ligneuse, rampante et fibreuse. La tige, qui peut atteindre 1,5 mètre, est herbacée, cylindrique, striée, rougeâtre, un peu velue, dressée et rameuse. Les feuilles sont alternes, profondément lancéolées, découpées en segments, vert foncé dessus, blanches et cotonneuses dessous. Les fleurs jaunes sont groupées en petits capitules et disposées en petits épis axillaires dont la réunion constitue une longue panicule. Le fruit est ovale et lisse.